Michèle Lamont

Michèle Lamont

Programme
Sociétés réussies

Nomination
Boursière; Co-directeur du programme

Institution
Université Harvard

Pays
États-Unis USA

Michèle Lamont est professeure de sociologie, d’études africaines et afro-américaines, ainsi que professeure Robert I. Goldman d’études européennes à l’Université Harvard. Elle est Boursière de l’Institut canadien de recherches avancées où elle assure la codirection du programme Sociétés réussies.

Sociologue culturelle, la professeure Lamont compte de nombreuses spécialisations : sociologie de l’inégalité, de la race et de l’ethnicité; sociologie du savoir; sociologie des études supérieures; théorie sociologique; et, sociologie comparative et qualitative. Ses recherches portent sur les notions communes de la valeur et de l’excellence, et de leur influence sur les hiérarchies dans un certain nombre de domaines sociaux. Dans ses écrits, elle a analysé comment les significations attribuées à la valeur (y compris la valeur morale) influencent diverses questions, notamment : inégalité ethnoraciale et de classe, définitions et déterminants de l’excellence sociétale et évaluation de l’excellence aux études supérieures. Parmi ses intérêts de recherche récents, notons : limites de groupe; comment les membres de groupes stigmatisés réagissent-ils au racisme et à la discrimination; importance de la culture pour la pauvreté; et critères communs d’évaluation des sciences sociales qualitatives, des cultures disciplinaires et de l’interdisciplinarité.

Elle a écrit les ouvrages suivants : La morale et l’argent : la valeur des cadres en France et aux États-Unis (Éditions Métailié, 1995), La dignité des travailleurs : Exclusion, race, classe et immigration en France et aux États-Unis (Presses de Sciences Po, 2002) et How Professors Think: Inside the Curious World of Academic Judgment (Presses de l’Université Harvard, 2009 – disponible sous peu en traduction chinoise, coréenne et espagnole). L’ouvrage La dignité des travailleurs a reçu plusieurs prix, dont le prix C. Wright Mills 2002 de la Society for the Study of Social Problems.

Qui plus est, la professeure Lamont a publié plus de 80 articles et chapitres de manuels avec comité de lecture et a piloté des projets collaboratifs pluriannuels qui ont mené à la publication de quatre ouvrages collectifs : Rethinking Comparative Cultural Sociology: Repertoires of Evaluation in France in the United States (avec Laurent Thévenot, Presses de l’Université de Cambridge, 2000), Successful Societies: How Institutions and Culture Affect Health (avec Peter A. Hall, Presses de l’Université de Cambridge, 2009) et Social Resilience in the Neo-Liberal Age (avec Peter A. Hall, en cours de révision). Parmi d’autres publications exhaustives, notons : (avec Patricia White, National Science Foundation, 2008), « Reconsidering Culture and Poverty » (numéro spécial des Annals of the American Academy of Political and Social sciences, avec David Harding et Mario Small, 2010) et Social Knowledge in the Making (avec Charles Camic et Neil Gross, Presses de l’Université de Chicago, 2011).

Grâce au soutien de la National Science Foundation, du Weatherhead Center for International Affairs et d’autres bailleurs de fonds internationaux, la professeure Lamont mène actuellement un projet collaboratif d’envergure sur les réactions à la stigmatisation au Brésil, en Israël et aux États-Unis. Ces recherches seront publiées dans un prochain numéro de la revue Ethnic and Racial Studies (février 2012), dans un ouvrage intitulé Responses to Stigmatization in Comparative Perspective (avec Nissim Mizrachi) et dans un ouvrage comparatif triple sur les différences de classe dans les interventions antiracistes (en préparation). En outre, elle est en train de terminer un numéro spécial de la DuBois Review intitulé « Varieties of Responses to Stigmatization: Macro, Meso, and Micro Factors » (avec Crystal Fleming et Jessica Welburn), une étude comparative sur les facteurs de réussite des équipes de recherche interdisciplinaires (avec Veronica Boix-Mansilla et Kyoko Sato) et un article théorique sur la sociologie des pratiques d’évaluation (pour la revue Annual Review of Sociology).

Ancienne boursière Guggenheim, la professeure Lamont a reçu des subventions et des bourses de la National Science Foundation et d’un certain nombre d’autres fondations aux États-Unis et à l’étranger afin de mener à bien ses recherches. Elle siège au conseil consultatif scientifique de diverses organisations, notamment : Haut Conseil de la science et de la technologie (gouvernement français), Open Society Institute, Réseau français d’Instituts d’études avancées et Sciences Po. Elle a souvent été chercheuse invitée dans des instituts européens de recherche en sciences sociales, comme l’École des hautes études en sciences sociales, Sciences Po et le Wissenschaftszentrum Berlin fur Sozialforschung (WZB).

Experte-conseils auprès de la Banque mondiale et de l’Unesco, la professeure Lamont a présidé un groupe d’experts responsable de l’évaluation de l’examen par les pairs au Conseil de recherches en sciences humaines. En 2006-2009, elle a assuré la présidence du Council for European Studies et, en 2009-2010, elle a été conseillère principale sur le perfectionnement et la diversité du corps professoral de la faculté des arts et sciences de l’Université Harvard où elle a lancé un programme de mentorat destiné aux professeurs occupant un poste menant à la permanence, ainsi que d’autres initiatives.

Ces dernières années, la professeure Lamont a donné divers cours de premier cycle : « Culture, pouvoir et inégalité », « Racisme et antiracisme en perspective comparative » et « Création et évaluation de connaissances ». Aux études supérieures, elle a donné les cours suivants : « Analyse qualitative de données », « Théorie sociologique classique » et « Culture et inégalité ». Depuis 2004, elle organise en collaboration l’atelier Culture et analyse sociale au département de sociologie, dans le cadre duquel se réunissent professeurs, chercheurs postdoctoraux, étudiants diplômés et visiteurs dans le but d’échanger sur leurs recherches en cours. Depuis 2005, elle est aussi la coorganisatrice du Groupe d’étude sur l’exclusion et l’inclusion au Center for European Studies.

Mentor de stagiaires postdoctoraux, d’étudiants diplômés et de premier cycle, la professeure Lamont donne des conseils sur des recherches pouvant porter sur un vaste éventail de sujets. En 2010, elle a reçu le prix Everett Mendelson de mentorat des étudiants diplômés, décerné par le conseil étudiant de l’Université Harvard. En outre, en 2010, elle est l’un de huit professeurs de Harvard, toutes écoles confondues, à avoir été nommés « maître mentor » par le bureau du conseiller principal pour le perfectionnement et la diversité du corps professoral.

À l’Université Harvard, la professeure Lamont est affiliée à un certain nombre de programmes et a siégé à un éventail de comités universitaires. Pendant plusieurs années, elle a été membre du comité directeur du Weatherhead Center for International Affairs et à la barre du Réseau européen sur l’inégalité du Programme multidisciplinaire sur l’inégalité et la politique sociale à la Kennedy School. Elle est aussi membre du comité exécutif du centre d’études européennes et du conseil du DuBois Institute. Elle a été membre du comité de nomination et de promotion de la Faculté des arts et sciences et du conseil consultatif du doyen sur les sciences sociales.

Elle est née à Toronto en 1957 et a grandi au Québec. Elle a obtenu un baccalauréat ès arts (1978) et une maîtrise (1979) en théorie politique à l’Université d’Ottawa, avant de mener des recherches doctorales en sociologie à l’Université de Paris où elle a obtenu son diplôme en 1983. Elle a fait un stage postdoctoral à l’Université Stanford (1983-1985) et a accepté son premier poste à l’Université du Texas à Austin (1985-1987). Nommée professeure adjointe à l’Université Princeton en 1987, elle a obtenu la permanence en 1993 et est devenue professeure titulaire en 2000. En 2003, elle est passée à l’Université Harvard où on l’a nommée professeure Robert I. Goldman d’études européennes en 2006. La professeure Lamont vit à Brookline (Massachussets) avec son époux Frank R. Dobbin et ses trois enfants.

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En bref

Fondation : 2002
Dates de renouvellement : 2006
Nombre de membres : 20
Disciplines représentées :
  • Etudes culturelles
  • Economie politique
  • Epidémiologie
  • Géographie sociale
  • Historie
  • Psychologie développementale et organisationnelle
  • Philosophie
  • Science politique
  • Sociologie
Partisans :
  • Alva Foundation
  • BMO Groupe financier
  • Max Bell Foundation